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lou bagnas
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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 15:07 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

JEAN MOULIN

Figure phare de la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin a fait preuve d’un courage et d’une détermination sans bornes dans son combat. À lui seul, il a organisé et unifié la Résistance au sein du CNR, naturellement convaincu que tel était son devoir de Français.

De l’enfance aux études
Jean Moulin est né le 20 juin 1899, à Béziers, au sein d’une famille d’universitaires. Il grandit dans l’insouciance de l’enfance, durant laquelle il montre de fortes aptitudes de dessinateur. Ayant obtenu son baccalauréat en 1917, il suit des études de droit à l’université de Montpellier, tout en travaillant au cabinet du préfet de l’Hérault.

En pleine guerre mondiale, il est mobilisé et ainsi contraint d’interrompre ses études. Mais l’armistice est signé avant son premier combat, ce qui lui permet de reprendre son cursus et ses activités dès la fin de l’année 1919. Il obtient sa licence de droit en 1921.

Une carrière administrative précoce
Très jeune, Jean Moulin entretient une profonde passion pour la politique. Socialiste engagé, son père n’est sans doute pas étranger à un tel sentiment. En effet, il influe grandement sur les conceptions politiques de son fils et l’amène sur la voie républicaine. Particulièrement impliqué dans l’organisation du pays, Jean Moulin devient, dès 1925, le plus jeune sous-préfet de France, à Albertville, puis à Châteaulin.

Déterminé et passionné, Jean Moulin s’investit dans ses fonctions et dans ses opinions politiques. Il devient chef du cabinet du Ministère de l’Air du Front populaire en 1936. Ainsi, au cours de la guerre d’Espagne, il n’hésite pas à soutenir les républicains. Ses qualités et son dévouement lui valent d’être nommé préfet d’Aveyron en 1937. Une fois de plus, il est le plus jeune français à assurer ce type de fonctions.

L’entrée dans la Résistance
En juillet 1939, Jean Moulin est nommé préfet de Chartres, peu de temps avant l’invasion du pays par les Allemands. Dès le début de la guerre, il demande à combattre pour la France en tant que sergent de réserve. Toutefois, il se heurte au refus de l’administration, qui le maintient à la préfecture.

La France est envahie le 10 mai 1940 et Jean Moulin s’efforce de maintenir le calme en Eure-et-Loir. En tant que préfet, il va bientôt devoir faire un choix déterminant. En effet, en juin 1940, les nazis lui soumettent une déclaration selon laquelle un groupe de tirailleurs sénégalais appartenant à l’armée française aurait commis des crimes graves. Conscient de l’innocence des accusés, Jean Moulin refuse de signer le document.

Ayant osé tenir tête à l’occupant, il est battu puis emprisonné. Son refus de collaborer l’amène à commettre un acte qui témoigne de son courage et de sa détermination : il tente de se trancher la gorge à l’aide d’un bout de verre. Il échappe à la mort de justesse, puis est révoqué par le gouvernement de Vichy en novembre 1940. C’est à cet instant qu’il fait concrètement ses premiers pas dans la Résistance.

Sa mission : unifier la Résistance
Convaincu de son devoir de lutte contre l’occupant, il se rend à Londres pour rencontrer le général de Gaulle, en 1941. Les deux hommes ne tardent pas s’accorder leur confiance et Jean Moulin se voit confier la lourde tâche d’unifier la Résistance dans le Sud de la France.

Assuré d’un soutien matériel essentiel, il rejoint le pays dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942. Il prend différentes identités, dont celles d’un agriculteur et d’un directeur de galerie d’art. Aux prix de grands efforts, il tente de rallier les différents mouvements de résistance entre eux et sous l’autorité du Général. Dans un premier temps, il contacte tous les chefs des différents mouvements de résistance. Ensuite, il s’efforce, après avoir créé l’Armée secrète (AS), de mettre en place différents services : parachutage, information, presse, transmissions, comité général d’études, noyautage des administrations publiques…

Durant cette période, il semble que sa volonté et son courage aient naturellement pris le pas sur la fatigue. Doté d’une énergie inépuisable, il parvient encore à réunir les trois grands mouvements de résistance français, à savoir Combat, de Henri Frenay, Franc-Tireur, de Jean-Pierre Levy et Libération-Sud d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie. Il les rassemble au sein du Mouvements Unis de résistance (MUR). Toutefois, les conflits entre différents chefs résistants ne lui facilitent la tâche.

Après un bref retour à Londres au début de l’année 1943, où il rend son rapport au Général De Gaulle, il est ensuite chargé de mettre en place le Conseil national de la Résistance (CNR). Il s’agit en fait de réunir toutes les organisations (mouvements, partis politiques et syndicats) sous une même entité politique. C’est Jean Moulin lui-même qui en prend la présidence.

Trahi, arrêté, torturé, tué
La première réunion du CNR se déroule le 27 mai 1943, à Paris. Mais les conflits au sein de la Résistance ne s’atténuent pas. Certains espèrent même pouvoir évincer Jean Moulin. Lorsque le chef de l’Armée secrète, le général Delestraint, est arrêté par l’occupant au début du mois de juin, Jean Moulin organise en urgence une réunion des responsables militaires à Caluire, afin de s’organiser en l’absence du malheureux.

Le 21 juin 1943, la Gestapo envahit le lieu de rassemblement et arrête tous les participants. La trahison, ou dénonciation, semble évidente. Jean Moulin est emprisonné à Lyon et torturé pendant plusieurs jours. Malgré les souffrances abominables qu’il endure, jamais il ne donnera une quelconque information sur le mouvement qu’il a mis en place. Il meurt lors de son transfert en Allemagne, le 8 juillet 1943.

Sans chercher la gloire ou une quelconque reconnaissance, Jean Moulin a lutté corps et âme pour libérer sa nation du joug nazi. Jusqu’à son dernier souffle, il a mené une résistance autant psychique que physique. Ses cendres reposent au Panthéon depuis 1964 et son combat héroïque reste à jamais ancré dans l’Histoire.
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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 15:07 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 15:11 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Jean-Antonin Injalbert1845 - 1933
Sculpteur français


Jean-Antonin Injalbert naît à Béziers en 1845. Sa mère meurt en couches. Son père, tailleur de pierres, se remarie dix ans après et emmène son fils sur les chantiers.

En 1861, Injalbert est tâcheron chez un ornemaniste, Paul Théodore, qui lui fait suivre par la suite des cours de dessin.

Injalbert réussit l'entrée à l'école des Beaux Arts et la ville de Béziers lui alloue en 1867 une pension qui est complétée plus tard par le Conseil Général de L'Hérault. Jamais Injalbert n'oubliera le soutien de sa ville.

En 1874, Injalbert reçoit le Grand Prix de Rome pour "La douleur d'Orphée". Il réalise alors de nombreux bustes, ainsi que "Le Génie dominant le monde" et "L'Amour préside à l'hymen".

En 1880, il revient définitivement à Paris et les commandes affluent : deux groupes pour le Peyrou de Montpellier, Pierre Lescot, Germain Pilon pour l'Hôtel de ville de Paris, les statues des trois fleuves de l'Hérault, l'enfant au mascaron Gavarni, "La Fontaine du Titan" qui lui demandera 15 ans de travail.

En 1907, Injalbert épouse Louise Pin.

La notoriété est alors internationale, il côtoie Rodin et participe à des expositions : Munch, Rio de Janeiro, l'Italie. Il devient membre de L'Académie des Beaux-Arts et est nommé commandeur de la Légion d'Honneur. Injalbert partage son temps entre son atelier parisien et la Villa Antonine à Béziers où il vient passer l'été, invitant Camille Saint-Saëns, son ami, et aussi Bonnat, Laloux, Joffre.

Injalbert meurt le 20 janvier 1933. En 1935, la Villa Antonine est léguée à la ville de Béziers.

Injalbert est un sculpteur exceptionnel, reconnu et glorifié de son vivant mais qui ne connaît hélas pas ou pas suffisamment la gloire posthume qu'il mérite. Qui se souvient en effet à part quelques passionnés, à Montpellier ou à Béziers de ce sculpteur de génie ?
Sa sculpture monumentale, ses bustes, ses compositions révèlent un talent incomparable donnant la sensation du mouvement, de la forme. Elles sont à la fois pleines de sensibilité, de sensualité, de vie et aussi d'humour.

Quelques oeuvres :
- La Douleur d'Orphée (1874),
- Fontaine du Titan (Jardin des Poètes, Béziers, 1877),
- Le Christ (1878),
- Le Tibre (Villa Antonine, 74 Rue Jean Valette, Béziers, 1883),
- L'Amour domptant la force (Promenade du Peyrou, Montpellier, 1883),
- La Force domptant l'Amour (1883),
- L'enfant au poisson (Jardin des Poètes, Béziers, 1891),
- Le Commerce, La Navigation, L'Abondance et La Ville de Paris (bronze, Pont Mirabeau, Paris, 1897),
- Monument de Molière (Pézenas, 1897),
- La ville de Paris entourée des Muses (haut-relief, Petit Palais, Paris, 1900),
- Monument à Auguste Comte (Place de la Sorbonne, Paris, 1902),
- Buste de Maffre Ermengaud (Jardin des Poètes, Béziers, 1902),
- Buste de Joseph Rosier (Jardin des Poètes, Béziers, 1902),
- Monument à Gabriel Vicaire (Jardin du Luxembourg, Paris, 1902),
- Buste de Gabriel Azaïs (Jardin des Poètes, Béziers, 1904),
- L'Electricité et Le Commerce (Pont Bir-Hakeim, Paris, 1905),
- La source vive (marbre, Musée des Beaux-Arts, Hotel Fayet, Béziers, 1918),
- Buste de Benjamin Fabre (Jardin des Poètes, Béziers, 1921),
- Nymphe surprise par un satyre (Musée des Beaux-Arts, Hotel Fayet, Béziers, 1922),
- Satyre assis (Musée des Beaux-Arts, Hotel Fayet, Béziers, 1923),
- Monument aux Morts (Jardin des Poètes, Béziers, 1925),
- Mirabeau (marbre, Panthéon, Paris, 1927).

Visite de la Villa Antonine d'Injalbert

 
Bibliographie :
  • Injalbert - Statuaire : Jean-Pierre Vanderspelden, Ville de Béziers - Musée des Beaux-Arts  (1991)
  • Histoire d'un centenaire : le monument d'Injalbert à Molière 8 août 1897 : Editions Les amis de Pézenas (1997)

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:52 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Les docteurs Bourguet

         Les docteurs Bourget appartiennent à une famille de médecins biterrois bienfaiteurs de l’Hôtel Dieu, ils possédaient une maison dans l’actuelle rue Bourget.
         On distingue dans la lignée :
         Guillaume Bourguet, chirurgien au XVIIIe siècle.
         Guillaume-Victor Bourguet, son fils, chirurgien, aide-major au régiment des Dragons du Languedoc sur la Meuse puis chirurgien major de l’hôpital de Béziers.
         Victor Toussaint (1793-1869) chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu, membre fondateur de la Société archéologique.
         Roch-Toussaint Victor (1764-1835) chirurgien à l’armée des Pyrénées Orientales. Ce fut un médecin faisant preuve d’une grande ingéniosité technique, qui excellait à créer des instruments nouveaux. Ce fut également un très bon poète languedocien.

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:54 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Jean-Marie Cordier

         Jean-Marie Cordier (1785-1859) est né à Béziers. Sa famille était pauvre et plébéenne. Entré très jeune comme ouvrier serrurier dans l’atelier de son père, compagnon serrurier, il fit preuve d’un insatiable besoin d’apprendre. Autodidacte, il lit tous les grands classiques, suit les cours gratuits de l’école de dessin de M.Lapret, acquiert auprès de l’abbé Rozier une ouverture aux études scientifiques. Faisant preuve de réelles dispositions pour la ferronnerie d’art, il se spécialisa ensuite dans la mécanique et l’hydraulique. A Béziers, il équipa les moulins de Bagnols d’une machine puissante qui permit de résoudre les problèmes d’alimentation en eau de la ville. Son savoir faire et sa réputation lui valurent d’intervenir à Chaumont, Dôle, Angoulême où il monta une usine métallurgique, Poitiers, Reims, Genève et Alexandrie.
 

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:55 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Léopold Dauphin

         
Léopold Dauphin (1847-1925) né à Béziers, rue Française. Musicien, il composa de la musique de scène et plusieurs opéras comiques. Ecrivain et poète, il écrivit de nombreux poèmes et de nombreuses mélodies. Il évoqua avec humour ses souvenirs biterrois dans L’Éducation musicale de Jean Garrigou.

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:56 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Joseph-Valentin Duc

         
Joseph-Valentin Duc (1858-1915), artiste lyrique et excellent ténor né à Béziers. Il débuta en 1885 à l’Opéra de Paris et devint très vite célèbre. Il chan ta tous les grands rôles du répertoire. Il participa à l’aventure du Théâtre des Arènes de Béziers et aux grandes créations lyriques organisées par Castelbon de Beauxhostes : Déjanire de Saint-Saëns, Prométhée de Gabriel Fauré.

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:56 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Pierre Étienne Simon Duchartre

         
Pierre Étienne Simon Duchartre est un botaniste français, né le 27 octobre 1811 à Portiragnes, près de Béziers et mort le 5 novembre 1894 à Paris. Il fit ses études à Béziers puis à Toulouse où il soutint deux thèses de botanique et une thèse de zoologie. Il fut professeur à la faculté des Sciences de Paris, puis à l’Institut agronomique et à la Sorbonne. Il collabora à de nombreuses revues savantes et devint le directeur de la Revue Botanique. Il fut l’un des fondateurs de la Société botanique de France en 1854 dont il assura la présidence à plusieurs reprises.
 
         Membre de l’Institut, il est l’auteur de nombreux ouvrages scientifiques et rédigea la partie botanique du dictionnaire d’Orbigny.

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:57 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Jacques Esprit

         Jacques Esprit est le premier des académiciens biterrois. Fils d'un médecin, il est né le 22 octobre 1611 à Béziers et mort le 11 juin 1677 à Béziers. Il rejoint à Paris son frère prêtre à la congrégation de l'Oratoire, où il étudie la théologie et les belles-lettres entre 1628 et 1634. Il fréquente le salon de la marquise de Sablé, entre au service de la duchesse de Longueville, puis du duc de La Rochefoucauld. Il est remarqué par Pierre Séguier, qui le gratifie d'une pension et le fait nommer conseiller d'État en 1636. La protection de Séguier, le fait élire membre de l'Académie française en 1639 en remplacement de Philippe Habert. Tombé en disgrâce et brouillé avec Séguier en 1644, il se réfugie à l’Oratoire et passe au service de la duchesse de Longueville. Le prince de Conti, le prend en affection. Il le loge dans son hôtel et lui donne quinze mille livres pour qu'il se marie. Lorsque le prince est nommé gouverneur du Languedoc en 1660, Jacques Esprit l'accompagne et lui sert d'intendant. À la mort de son bienfaiteur en 1666, il retourne vivre dans sa ville natale, où il s'occupe de l'éducation de ses trois filles et achève la rédaction de son unique ouvrage « La Fausseté des vertus humaines ».
 
         Auteur d’un seul livre, « La Fausseté des vertus humaines » et d’un nombre restreint de pièces de circonstances, Jacques Esprit, considéré comme un personnage mineur, conserve cependant une place dans l’histoire littéraire parce qu’il fut avec la marquise de Sablé le collaborateur de La Rochefoucaud au début de la rédaction des Maximes et que les modalités de cette collaboration méconnue sont depuis longtemps matière à débat. Le texte de  La Fausseté des vertus humaines offre, en effet, de telles coïncidences avec les Maximes, que le lecteur se demande s’il est confronté à une œuvre originale ou à un plagiat. Selon Laurence Plazenet, il est incontestable que Jacques Esprit est à l’origine du projet des Maximes : il en conçoit l’ambition, la forme, l’armature théologique. Si les circonstances font que les Maximes lui échappent et trouvent un écho sans pareil chez La Rochefoucaud, ne convient-il pas d’envisager la parution tardive de La Fausseté des vertus humaines, non comme un médiocre plagiat, mais comme la réappropriation par Jacques Esprit de l’œuvre qui lui a échappé ? 

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:58 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Auguste Fabregat

         
Auguste Fabregat (1804-1879) avocat et historien, maire de Béziers de 1848 à 1855 et de 1858 à 1865, Vice-Président Fondateur de la Société Archéologique de Béziers. Il légua à la ville son hôtel particulier comme siège de la Société Archéologique et musée des Beaux Arts.

         On lui doit la Biographie des hommes illustres de Béziers et les Annales municipales qui restent encore des ouvrages de référence.

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 16:59 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Jules Faigt


         Jules Faigt que les Biterrois connaissent bien et pour qui ils avaient un attachement certain est décédé à l’âge de 95 ans. Bien que retiré de la vie politique depuis 1998, il avait gardé un regard lucide et quelquefois ironique ou malicieux, mais toujours objectif sur la vie de la ville, sur son devenir et sur ses acteurs ou décideurs politiques. 
 
 
         Né le 30 décembre 1916 à Béziers dans un milieu familial populaire, il fut un pur produit de l'élitisme républicain. Titulaire du brevet élémentaire, il entra, après son service militaire, à l’usine Fouga. Employé en comptabilité, il prit rapidement des responsabilités syndicales au sein de la fédération CGT des métaux et devint le secrétaire général de la CGT. Parallèlement, il adhéra, au début de l’année 1945, à la SFIO et connut une ascension politique très rapide au sein de la section socialiste de Béziers, l’une des plus importantes du département. 
 
 
         Engagé dans la politique, en 1967, Jules Faigt battit le successeur de Joseph Lazare, Émile Turco, maire communiste de Valras, et fut élu conseiller général en 1967. Lors du redécoupage cantonal de 1973, il opta pour le 3e canton de la ville où il fut continuellement réélu jusqu’en 1998. Candidat à l’investiture pour les élections législatives de 1951 il se retira et soutint Raoul Bayrou qui le choisit comme suppléant en 1958. Une suppléance qu’il conserva lors des élections de 1962, 1967, 1973 et 1978. En 1980, il fut investi par la fédération et devint sénateur de l’Hérault. Il fut aussi conseiller régional dès 1973 et devint par la suite secrétaire de cette institution. 
 
 
         Engagé dans la vie municipale de Béziers, il fut conseiller municipal en 1953. Sous la municipalité du radical Émile Claparède. il devint deuxième adjoint chargé des sports et de la jeunesse en 1959. Il géra ses délégations jusqu’en 1976. A ce titre, il lança une importante politique d’équipements sportifs dans la ville et la féria de Béziers. Il fut par ailleurs membre de la fédération bouliste et du club des supporters de l’ASB. Durant cette période, il fut aussi administrateur de l’office HLM et de la SEBLI, la société d’économie mixte de la région de Béziers. Lors du décès d’Émile Claparède, il figura parmi les candidats éventuels aux fonctions de maire mais s’effaça devant le radical Pierre Brousse. Il conserva ses fonctions municipales avec le nouveau maire auquel le PS s’était rallié. En 1976 quand Pierre Brousse rejoignit la majorité présidentielle, Jules Faigt remit ses délégations au maire et quitta la majorité de gauche. Rallié à la candidature du communiste Paul Balmigère, il devint, de 1977 à 1983, 1er adjoint et vice-président de l’office HLM de la ville. Enfin en 1989, il devint premier adjoint au maire après la victoire du socialiste Alain Barrau à Béziers. Du point de vue municipal, et s’il ne parvint jamais à devenir le maire de Béziers, Jules Faigt qui avait ses réseaux et une influence considérable fut un faiseur de maires contribuant au succès ou à la défaite des maires qui se succédèrent à Béziers pendant une grande partie de la seconde partie du XXe siècle. 
 
 

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 17:01 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Pierre Flourens

         
Pierre Flourens (1794-1867) est né à Maureilhan. C’est un médecin et biologiste français, considéré comme l'un des fondateurs des neurosciences expérimentales. Il joua aussi un grand rôle dans le développement de l'anesthésie. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1828, au Collège de France, puis au Muséum national d'histoire naturelle. En 1830, Cuvier lui fait attribuer les cours d’anatomie humaine au Muséum avant de recevoir la chaire d'Antoine Portal. En 1838, il change de chaire et obtient celle de physiologie comparée. Il est fait membre étranger de la Royal Society en 1835. Il reçoit de nombreuses décorations et titres honorifiques. En 1840, il est élu, devant Victor Hugo, à l’Académie française. Six ans plus tard, Louis-Philippe le fait pair de France. Le 2 juillet 1847, il est reçu à l’Académie de Rouen et en 1855, il obtient la chaire intitulée « histoire naturelle des corps organisés » au Collège de France.
 
         Ses recherches l’ont conduit à des découvertes décisives sur la physiologie du système nerveux, la localisation du centre de la respiration dans le bulbe rachidien, le rôle du cervelet dans le sens de l’équilibre et ses diverses fonctions dans le système osseux, celui du périoste dans la formation de l’os. Il découvrit les qualités anesthésiques du chloroforme. 

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 17:02 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Père Jean Gailhac
        
         Le XIXe siècle avait deux ans, lorsque Jean Gailhac (1802-1890) naquit à Béziers. De 1818 à 1828, au grand séminaire de Montpellier, il témoigna d’une grande piété et fut considéré comme la règle vivante du séminaire. Il fut ordonné prêtre dans le Diocèse de Montpellier en 1826. Il enseigna la philosophie pendant deux ans. Peu de temps après son ordination, il demanda à son évêque de lui confier le poste d’aumônier de l’hôpital civil et militaire de la ville de Béziers où il prit contact avec la misère humaine. Il y rencontra de nombreuses femmes qui souffraient de maladies liées à la prostitution, sans instruction sans famille, sans soutien social. Avec l'aide d'amis, il fonda en 1834 le Bon Pasteur, un refuge pour accueillir les prostituées repenties.
 
         Le 24 février 1849, il fonda avec l’aide d’Appollonie Cure-Pélissier l’ordre des religieuses du Sacré Cœur de Marie qui compte plus de cinquante maisons dans le monde entier, à partir de la maison mère de Béziers. Le Père Jean Gailhac a été déclaré Vénérable par l'Eglise catholique romaine en 1972. 
         La vie et l’œuvre du Père Gailhac s’expliquent et prennent sens à partir de sa profonde spiritualité s’inscrivant dans la direction de Pierre de Bérulle et de Saint Vincent de Paul. Une spiritualité toute orientée vers le Christ placé au centre de ses préoccupations et ayant comme moteur la charité. Un christianisme ancré dans l’amour du Christ, le culte de l’esprit crucifié, la primauté de l’esprit sur tous les pouvoirs, l’affirmation que toutes les âmes sont précieuses, que l’homme et Dieu en la personne du Christ, fils de Dieu fait homme, sont intimement ensemble dans l’homme libre. Un homme libre qu’il voit libre sur une croix. 
         Mais il ne faudrait pas croire que cette haute spiritualité l’écarte de son siècle. Le père Jean Gailhac, homme de la première moitié du XIXe siècle, s’éloigne comme l’a fait l’église des tendances gallicanes. Par contre, sensible au regroupement et à la centralisation des forces spirituelles, il se montre favorable à l’ultramontanisme qui habitue alors les esprits à juger des choses religieuses dans l’optique romaine. 
         Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, comme en écho au développement économique qui donne son visage moderne à la France, aux réalisations économiques d’inspiration saint-simonienne, voire socialiste, voulues et impulsées par Louis-Napoléon, à la paupérisation qui se développe et à la prise de conscience des ses problèmes, et comme en réaction au divorce qui s’aggravait entre l’église et la classe ouvrière, le Père Jean Gailhac ouvre à Béziers la voie d’un catholicisme social qui se développe en France après 1870. Un catholicisme qui réside dans les œuvres de charité mais qui s’oriente aussi vers la conquête de la dignité de l’homme. 
         En phase avec les problèmes et les évolutions du siècle, le Père Jean Gailhac est profondément ancré dans Béziers. Le poste d’aumônier de l’hôpital civil et militaire de la ville de Béziers lui fait côtoyer les plus nécessiteux et les marginaux de la société de l’époque ainsi que les femmes prises au piège de la prostitution. Le siècle d’or de Béziers et la prospérité qui s’y développe, le nombre important d’hommes seuls dans la cité, la garnison et ses 868 soldats et marins contribuent à faire naître et prospérer toute une clientèle pour les maisons de prostitution. On y comptera jusqu’à 362 prostituées dont 300 femmes ne sachant ni lire ni écrire. En réaction à ce fléau social, le refuge accueille les jeunes filles qui, « pour défaut de soins ou en raison du comportement de leurs parents ou de problèmes liés à leur âge sont exposées à divers dangers.» Le but du refuge est de les éduquer à la vertu et de leur donner l’instruction nécessaire à la position qu’elles occuperont dans la vie. Cinquante d’entre les pensionnaires du refuge deviendront des repenties. 
         Pour couronner son œuvre, si Béziers est considérée par la hiérarchie religieuse comme une terre de mission, la cité deviendra grâce au Père Jean Gailhac une terre pour la mission. En effet, le désir de la communauté des Religieuses du Sacré Cœur de Marie de faire connaître et aimer Dieu la conduit à se tourner au-delà des frontières. Le Père Gailhac s’oriente vers l’Irlande où Lisburn, dans la banlieue de Belfast, devient la première fondation de l’Institut RSCM. Sa présence s’étend bientôt à plusieurs autres lieux : Barrow-in-Furness, Londres, Carlisle et Cromer. Puis s’oriente vers d’autres continents : Afrique et Amérique. Pour compter aujourd’hui plus de cinquante maisons dans le monde entier, à partir de la maison mère de Béziers. 

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 17:02 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Pierre Gaveaux

         
Pierre Gaveaux (1760-1825) est né à Béziers, c’est un chanteur et compositeur français. Manifestant très tôt des dispositions pour le chant, il chanta dès l'âge de sept ans dans la maîtrise de la cathédrale de sa ville natale. Il devint ensuite premier ténor de la maîtrise de la Basilique Saint-Seurin de Bordeaux, et parfit sa formation musicale auprès de Franz Beck. Après avoir été chef d’orchestre et ténor du Grand-Théâtre de Bordeaux, il s'installa à Paris et inaugura, le 26 janvier 1789, le Théâtre de Monsieur, dans la Salle des machines des Tuileries, avec Le Avventure Amorose de Giacomo Tritto.
 
         Chanteur, acteur, compositeur, très actif pendant la période révolutionnaire, il composa en 1792 un hymne à l’Être Suprême, et remporta un triomphe avec son premier opéra monté à Paris : L'Amour filial, qui rayonnera dans toute l’Europe : Bruxelles, Cologne et Rotterdam en 1795; Berne et Moscou en 1809, Berlin et à Hambourg en 1796 (en version allemande). Il composa en 1795, son célèbre Réveil du peuple dont les paroles de Jean-Marie Souriguière de Saint-Marc s'en prennent aux Jacobins et s'opposent à La Marseillaise, un chant qui fut interdit le 8 janvier 1796 par le Directoire, sans être frappé toutefois de disgrâce. Son opéra le plus célèbre, Léonore ou l’Amour conjugal, voit le jour en 1798. 
         Il est cité comme compositeur maçonnique. 

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 17:04 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Pierre-Paul Riquet 
 
 
 

 
 

le grand personnage historique de Béziers 
 
 
Citation:






         La construction du canal des deux mers souligne le savoir faire de Pierre Paul Riquet (1604-1680) de famille d’origine italienne, fermier général des gabelles de Languedoc, Roussillon et Cerdagne dont le dynamisme, la faculté de convaincre, la gestion efficace permirent de mener à terme rapidement et avec succès un projet plusieurs fois proposé. 
 
 
         La mise en place du projet et sa présentation démontrent l’habileté de Riquet. Il étudia la question avec précision en s’inspirant des travaux déjà effectués antérieurement tels le canal de Briare mais aussi en se déplaçant sur le terrain. Comme ses prédécesseurs, Pierre Paul Riquet avait compris le rôle que devaient obligatoirement jouer les Pierres de Naurouze, point de partage des eaux, danHistoire, célébrités et notoriétés de Béziers et du Biterrois

Pierre-Paul Riquet 
 
 
 

le grand personnage historique de Béziers 
 
Citation:




         La construction du canal des deux mers souligne le savoir faire de Pierre Paul Riquet (1604-1680) de famille d’origine italienne, fermier général des gabelles de Languedoc, Roussillon et Cerdagne dont le dynamisme, la faculté de convaincre, la gestion efficace permirent de mener à terme rapidement et avec succès un projet plusieurs fois proposé. 
 
         La mise en place du projet et sa présentation démontrent l’habileté de Riquet. Il étudia la question avec précision en s’inspirant des travaux déjà effectués antérieurement tels le canal de Briare mais aussi en se déplaçant sur le terrain. Comme ses prédécesseurs, Pierre Paul Riquet avait compris le rôle que devaient obligatoirement jouer les Pierres de Naurouze, point de partage des eaux, dans la construction du canal et chercha à appliquer le système exécuté à Briare. L’enjeu était de rechercher de petits cours d’eau, susceptibles d’être dirigés vers le point de partage, sur la face sud de la Montagne Noire. Pour cela, Riquet, accompagné du fils d’un fontainier de Revel fouilla la montagne, établit des cotes de nivellement, dosa les débits, conçut les jonctions et repéra le tracé possible des rigoles ou ruisseaux collecteurs. 
 
         L’alimentation théoriquement assurée, le canal lui-même devait paraître plus facile à réaliser : il suffisait alors de le laisser rejoindre de part et d’autre du point de partage, la mer et l’océan. La difficulté résidait dans l’étude d’un trajet évitant au mieux les obstacles naturels, offrant le maximum d’étale, donc un moins grand nombre d’écluses. S’inquiétant de ces détails, Riquet fit construire dans sa propriété de Bonrepos les essais en petit de sa grande entreprise, tels que des conduites d’eau, des épanchoirs et même une montagne percée. 
 
         Lorsque le Roi ordonna par arrêt du Conseil du 18 janvier 1663 que l’examen du projet soit fait par ses commissaires auprès des États du Languedoc et par ceux que les États choisiraient eux-mêmes de leur côté, Riquet se hâta de parfaire son ouvrage. Il s’occupa de préparer le travail des commissaires en envoyant les sieurs Roux et Pierre marquer le chemin du canal depuis Dufort jusqu’à Naurouze et piqueta lui-même à Toulouse, avec Borgneuf, le tracé du canal. De même, il entreprit rapidement les travaux d’essais lorque Colbert le désigna pour travailler aux rigoles nécessaires pour permettre de faire l’essai de la pente et de la conduite d’eau. 
 
         Riquet régla tout avec précision. Il avait un projet bien mûri, techniquement réalisable. Ce projet il sut le vendre en respectant une certaine hiérarchie lors de sa présentation et en étudiant le côté financier. Il présenta d’abord son projet à l’archevêque de Toulouse, Monseigneur d’Anglure de Bourlemont qui se rendit sur les lieux entouré de plusieurs personnes de condition, dont l’évêque de Saint Papoul. Convaincu par la logique et la rigueur du dessein, l’archevêque de Toulouse engagea Riquet à communiquer son projet à Colbert, sous sa haute autorité. 
 
         Paul Riquet exposa son projet à Colbert en précisant que toutes les difficultés étaient aplanies et qu’il avait des propositions à faire pour résoudre les problèmes de trésorerie. Sachant que le manque de crédit aurait pu le faire échouer, Riquet, en financier averti, avait étudié avec soin le côté financier : ses propositions déchargeaient indirectement l’État du poids d’un tel ouvrage. Colbert, à son tour, sut convaincre le Roi qui demanda à être renseigné sur les possibilités de réalisation par des commissaires. 
 
         Les commissaires, après avoir recueilli l’avis des experts, donnèrent le 19 janvier 1665 un avis favorable. Riquet, entreprenant avec rapidité les travaux d’essais relatifs aux rigoles demandés, avait su maintenir le contact avec Colbert en lui présentant lui-même ses propres explications, ses compte-rendus et en proposant de dresser un devis exact de tout ce qui restait à faire pour la construction parfaite de canaux de dérivation et de navigation, magasins d’eau compris. 
 
         La grosse difficulté résidait dans la recherche de moyens financiers considérables. Ni Riquet, ni le Trésor Royal ne pouvait supporter le coût de la réalisation du Canal. Le Languedoc, pays d’État, bénéficiaire de l’entreprise, pouvait assurer une importante contribution aux frais. Combinant avec intelligence ces éléments divers, Riquet parvint à convaincre : les moyens de pourvoir aux dépenses étaient sûrs et ne surchargeraient pas les finances de l’État. Dépassant le cadre de l’entreprise, Riquet, prévoyant, comme c’était l’usage l’érection du futur canal en fief, se porta acquéreur dans des conditions préalablement discutées et arrêtées avant les adjudications. 
 
         Le 13 octobre 1666, un arrêt du Conseil des Finances porta les offres faites par Riquet concernant les moyens de financement des travaux et l’acquisition par lui du fief ainsi que l’acceptation de Louis XIV. Parallèlement, un devis des premiers travaux avait été dressé d’un montant de 3 677 605 livres. Le Roi approuva le devis et les 14 octobre un nouvel arrêt du Conseil Royal des Finances accepta les offres de Riquet, entrepreneur. L’édit d’octobre 1666 scellant l’accord entre le Roi et Riquet pour «la construction d’un canal de communication des Deux-Mers Océane et Méditerranée» concédait le fief du canal et un droit de péage à Pierre-Paul Riquet et à ses héritiers afin qu’ils en jouissent «en toute propriété pleinement et incommutablement à condition d’entretenir le canal à perpétuité». En outre, en contrepartie à l’engagement de la construction du canal, de le rendre parfaitement navigable et d’assurer son entretien perpétuel, Riquet obtient par l’édit d’octobre 1666 que le canal soit érigé en «plein fief, avec toute justice, haute, moyenne, basse et mixte pour la liberté du commerce et la conservation des dits ouvrages». D’où la naissance d’une juridiction d’exception sur le canal des Deux-Mers et de la justice du canal. 
 
         La mise en œuvre du projet du canal du Midi est marquée par la personnalité de Paul Riquet. Par une organisation du travail adaptée aux situations nouvelles, par les relations avec le personnel et sa formation, Paul Riquet et ses héritiers surent assurer une gestion familiale et efficace des travaux. 
 
         Les travaux furent répartis en deux grandes sections, plaine et montagne, commandées par des chefs d’ateliers et des brigadiers conduits eux-mêmes par les ingénieurs préposés. Chaque chef d’atelier avait cinq brigadiers sous ses ordres et chaque brigadier cinquante travailleurs. Chaque groupe de deux ateliers avait un contrôleur sédentaire qui tous les matins jours de travail dressait un état de contrôle des travailleurs, brigade par brigade. 
 
         A l’approche de Noël 1669, l’effectif était d’environ 8 000 hommes et 1 500 femmes. A la recherche de l’efficacité et du meilleur rendement pour son entreprise, Riquet sut adapter, changer l’organisation du travail au fur et à mesure. C’est ainsi, par exemple, que l’importance des effectifs et le coût de revient de certains cadres amenèrent Riquet à diminuer le nombre de chefs d’atelier. 
 
         La recherche de liens étroits avec le personnel souligne aussi un souci d’efficacité et de rendement. Pour être embauché, il fallait avoir au moins 20 ans et 50 ans au plus et ne pas être atteint de quelque «incommodité rendant inapte au travail». Les conditions étaient avantageuses, même ceux qui étaient malades étaient payés pendant le temps de leur maladie. La question de l’éducation vint s’ajouter à la gestion en bon père de famille de l’entreprise. Tout nouveau venu apprenait son métier par un contact avec les réalités du service et avec ceux qui l’encadraient. Afin de pourvoir les postes où s’exerçaient des responsabilités, quelques élèves furent mis en pension. Ils travaillaient chez le Directeur général et étaient envoyés sur les chantiers. Ces élèves pouvaient être tirés d’un groupe de jeunes gens instruits des «éléments des Sciences et Arts» aspirant à ces places et étaient occupés lorsqu’il en était besoin aux travaux en qualité de surnuméraires. 
 
         L’œuvre achevée en moins de quinze ans stupéfia tous ses détracteurs. Elle demeurait unique par son ampleur et la perfection de ses ouvrages d’art. Un grand pas venait d’être franchi dans le domaine des sciences appliquées. 
 




s la construction du canal et chercha à appliquer le système exécuté à Briare. L’enjeu était de rechercher de petits cours d’eau, susceptibles d’être dirigés vers le point de partage, sur la face sud de la Montagne Noire. Pour cela, Riquet, accompagné du fils d’un fontainier de Revel fouilla la montagne, établit des cotes de nivellement, dosa les débits, conçut les jonctions et repéra le tracé possible des rigoles ou ruisseaux collecteurs. 
 
 
         L’alimentation théoriquement assurée, le canal lui-même devait paraître plus facile à réaliser : il suffisait alors de le laisser rejoindre de part et d’autre du point de partage, la mer et l’océan. La difficulté résidait dans l’étude d’un trajet évitant au mieux les obstacles naturels, offrant le maximum d’étale, donc un moins grand nombre d’écluses. S’inquiétant de ces détails, Riquet fit construire dans sa propriété de Bonrepos les essais en petit de sa grande entreprise, tels que des conduites d’eau, des épanchoirs et même une montagne percée. 
 
 
         Lorsque le Roi ordonna par arrêt du Conseil du 18 janvier 1663 que l’examen du projet soit fait par ses commissaires auprès des États du Languedoc et par ceux que les États choisiraient eux-mêmes de leur côté, Riquet se hâta de parfaire son ouvrage. Il s’occupa de préparer le travail des commissaires en envoyant les sieurs Roux et Pierre marquer le chemin du canal depuis Dufort jusqu’à Naurouze et piqueta lui-même à Toulouse, avec Borgneuf, le tracé du canal. De même, il entreprit rapidement les travaux d’essais lorque Colbert le désigna pour travailler aux rigoles nécessaires pour permettre de faire l’essai de la pente et de la conduite d’eau. 
 
 
         Riquet régla tout avec précision. Il avait un projet bien mûri, techniquement réalisable. Ce projet il sut le vendre en respectant une certaine hiérarchie lors de sa présentation et en étudiant le côté financier. Il présenta d’abord son projet à l’archevêque de Toulouse, Monseigneur d’Anglure de Bourlemont qui se rendit sur les lieux entouré de plusieurs personnes de condition, dont l’évêque de Saint Papoul. Convaincu par la logique et la rigueur du dessein, l’archevêque de Toulouse engagea Riquet à communiquer son projet à Colbert, sous sa haute autorité. 
 
 
         Paul Riquet exposa son projet à Colbert en précisant que toutes les difficultés étaient aplanies et qu’il avait des propositions à faire pour résoudre les problèmes de trésorerie. Sachant que le manque de crédit aurait pu le faire échouer, Riquet, en financier averti, avait étudié avec soin le côté financier : ses propositions déchargeaient indirectement l’État du poids d’un tel ouvrage. Colbert, à son tour, sut convaincre le Roi qui demanda à être renseigné sur les possibilités de réalisation par des commissaires. 
 
 
         Les commissaires, après avoir recueilli l’avis des experts, donnèrent le 19 janvier 1665 un avis favorable. Riquet, entreprenant avec rapidité les travaux d’essais relatifs aux rigoles demandés, avait su maintenir le contact avec Colbert en lui présentant lui-même ses propres explications, ses compte-rendus et en proposant de dresser un devis exact de tout ce qui restait à faire pour la construction parfaite de canaux de dérivation et de navigation, magasins d’eau compris. 
 
 
         La grosse difficulté résidait dans la recherche de moyens financiers considérables. Ni Riquet, ni le Trésor Royal ne pouvait supporter le coût de la réalisation du Canal. Le Languedoc, pays d’État, bénéficiaire de l’entreprise, pouvait assurer une importante contribution aux frais. Combinant avec intelligence ces éléments divers, Riquet parvint à convaincre : les moyens de pourvoir aux dépenses étaient sûrs et ne surchargeraient pas les finances de l’État. Dépassant le cadre de l’entreprise, Riquet, prévoyant, comme c’était l’usage l’érection du futur canal en fief, se porta acquéreur dans des conditions préalablement discutées et arrêtées avant les adjudications. 
 
 
         Le 13 octobre 1666, un arrêt du Conseil des Finances porta les offres faites par Riquet concernant les moyens de financement des travaux et l’acquisition par lui du fief ainsi que l’acceptation de Louis XIV. Parallèlement, un devis des premiers travaux avait été dressé d’un montant de 3 677 605 livres. Le Roi approuva le devis et les 14 octobre un nouvel arrêt du Conseil Royal des Finances accepta les offres de Riquet, entrepreneur. L’édit d’octobre 1666 scellant l’accord entre le Roi et Riquet pour «la construction d’un canal de communication des Deux-Mers Océane et Méditerranée» concédait le fief du canal et un droit de péage à Pierre-Paul Riquet et à ses héritiers afin qu’ils en jouissent «en toute propriété pleinement et incommutablement à condition d’entretenir le canal à perpétuité». En outre, en contrepartie à l’engagement de la construction du canal, de le rendre parfaitement navigable et d’assurer son entretien perpétuel, Riquet obtient par l’édit d’octobre 1666 que le canal soit érigé en «plein fief, avec toute justice, haute, moyenne, basse et mixte pour la liberté du commerce et la conservation des dits ouvrages». D’où la naissance d’une juridiction d’exception sur le canal des Deux-Mers et de la justice du canal. 
 
 
         La mise en œuvre du projet du canal du Midi est marquée par la personnalité de Paul Riquet. Par une organisation du travail adaptée aux situations nouvelles, par les relations avec le personnel et sa formation, Paul Riquet et ses héritiers surent assurer une gestion familiale et efficace des travaux. 
 
 
         Les travaux furent répartis en deux grandes sections, plaine et montagne, commandées par des chefs d’ateliers et des brigadiers conduits eux-mêmes par les ingénieurs préposés. Chaque chef d’atelier avait cinq brigadiers sous ses ordres et chaque brigadier cinquante travailleurs. Chaque groupe de deux ateliers avait un contrôleur sédentaire qui tous les matins jours de travail dressait un état de contrôle des travailleurs, brigade par brigade. 
 
 
         A l’approche de Noël 1669, l’effectif était d’environ 8 000 hommes et 1 500 femmes. A la recherche de l’efficacité et du meilleur rendement pour son entreprise, Riquet sut adapter, changer l’organisation du travail au fur et à mesure. C’est ainsi, par exemple, que l’importance des effectifs et le coût de revient de certains cadres amenèrent Riquet à diminuer le nombre de chefs d’atelier. 
 
 
         La recherche de liens étroits avec le personnel souligne aussi un souci d’efficacité et de rendement. Pour être embauché, il fallait avoir au moins 20 ans et 50 ans au plus et ne pas être atteint de quelque «incommodité rendant inapte au travail». Les conditions étaient avantageuses, même ceux qui étaient malades étaient payés pendant le temps de leur maladie. La question de l’éducation vint s’ajouter à la gestion en bon père de famille de l’entreprise. Tout nouveau venu apprenait son métier par un contact avec les réalités du service et avec ceux qui l’encadraient. Afin de pourvoir les postes où s’exerçaient des responsabilités, quelques élèves furent mis en pension. Ils travaillaient chez le Directeur général et étaient envoyés sur les chantiers. Ces élèves pouvaient être tirés d’un groupe de jeunes gens instruits des «éléments des Sciences et Arts» aspirant à ces places et étaient occupés lorsqu’il en était besoin aux travaux en qualité de surnuméraires. 
 
 
         L’œuvre achevée en moins de quinze ans stupéfia tous ses détracteurs. Elle demeurait unique par son ampleur et la perfection de ses ouvrages d’art. Un grand pas venait d’être franchi dans le domaine des sciences appliquées. 
 
 






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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 17:12 (2013)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici. Répondre en citant

Saint Aphrodise

         
Les Biterrois tiennent beaucoup aux origines mythiques du christianisme dans leur cité. La légende de Saint Aphrodise est célèbre, venu d’Egypte, sur son chameau, c’est un saint martyr, décapité, dont la tête jetée au fond d’un puits, remonta sous l’effet de l’eau du puits, ce qui permit à Saint Aphrodise de s’en saisir et de la porter sur sa poitrine jusqu’au lieu de sa sépulture. Elle sous tend une affirmation : Béziers est l’une des premières villes à s’être convertie au christianisme et c’est le tout premier des apôtres du Christ (d’après la légende, en Egypte où Joseph et Marie s’étaient réfugiés, dès la naissance de Jésus, Aphrodise reconnut sa divinité). Elle témoigne toutefois, et bien que Béziers n’ait pas été une ville cosmopolite, la permanence de liens avec l‘Orient.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:33 (2017)    Sujet du message: ces hommes ces femmes nés ici.

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